01/10/2008

Ce jardin-là

Ce jardin-là

Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie.  Il avait jailli, un jour d’hiver, au détour d’une rencontre.
Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu’ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu.  Ils lui donnèrent de l’engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes.  Ils surveillaient jalousement les pousses.  Si d’aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.

Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient « les autres » ?

Peu de mots étaient échangés. Pour ces parents là, il n’était pas nécessaire de parler, d’exprimer.  Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l’intérieur, à l’abri de l’extérieur.

Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu.

Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils. Ces outils s’appelaient :
- oser se dire,
- oser dire non,
- oser recevoir,
- oser demander,
- se relier à soi,
- se relier aux autres,
- se relier à son histoire,
- utiliser les symbolisations,
- ne pas vouloir agir sur l’autre,
- agir à son bout de la relation,
- et d’autres encore…

Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.

Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins. Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes. C’était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d’aller plus loin, vers l’eau, vers la vie.

Les choses changèrent quand le jardin s’autorisa enfin à être « l’auteur » de sa vie… Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre. Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d’autres possibles…

Avec, au plus profond du cœur de ce jardin, une infinie tendresse, claire comme l’eau de la fontaine au printemps, lumineuse comme le soleil d’été, chaude comme l’amour offert une nuit d’hiver, légère comme un vent d’automne quand le soir tombe, une douce tendresse pour le jardinier de la vie.

fleur0174

Je me fais un peu moins présente sur mon blog. Mon boulot me retient parfois des soirées, voire des nuits ... veuillez m'en excuser. Par contre, je ne me prive pas de venir rapidement rendre une petite visite sur l'un ou l'autre blog, entre deux "dossiers" mais chut! Faut pas l'dire!

Gros bisous à toutes et tous!Cat565

21:40 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : jardin, texte |  Facebook |

17/08/2008

Rester jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années ; on devient vieux parce qu’on a  déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez
jeune tant que vous resterez
réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Général MacArthur

Pour le plaisir des yeux

Symétrie de roses

symétriederoses

23:28 Écrit par Rose dans Au jardin | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : texte, roses, jeunesse, reflexion, vieillesse |  Facebook |

22/07/2008

Le mot magique

Le mot magique
 

fleur75

 
S'il nous était donné de choisir un seul mot,

Je le choisirais sans aucune hésitation !

Je pense qu'il est le plus beau, le plus intelligent que l'être humain ait pu inventer !
 
Il est sans aucun doute le seul qui puisse rassembler et faire vivre en harmonie la plus grande partie de gens de différentes confession ou couleur.
 
Il permet de faire se supporter les jeunes et les vieux, les beaux et les laids.

Les forts et les faibles. Les cultivés et les ignares.

Voir même les courageux et les paresseux.
 
Il aplanit les idées sur les opinions et les convictions opposées.

Il évite les discordes dans les ménages et dans la vie quotidienne.
 
Avec lui, la vie devient facile !

Il suffit de l'appliquer dans toute la grandeur qu'il mérite de par son nom symbolique.
Toujours cité. Rarement appliqué !
 
Mais qui est ce mot magique, que tout le monde veut s'approprier ?
 
Ce divin mot est tout simplement la TOLÉRANCE

Francis Mauro

Pour le plaisir des yeux:

begonia_pendula

begonia pendula

lobelia3

astilbe3

Astilbe

22:58 Écrit par Rose dans Au jardin | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : texte, begonia, astilbe, lobelia |  Facebook |

13/06/2008

Portrait d'un oiseau

image389Portrait d'un oiseau

Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte,
Peindre ensuite quelque chose de joli, de simple et de beau,
Placer ensuite la toile contre un arbre ou dans un jardin.
 
Se cacher derrière l'arbre, silencieusement sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite, ou bien des années après,
               Ne pas se décourager : attendre.
 
Si l'oiseau arrive, attendre que l'oiseau pénètre dans sa cage,
fermer alors tout doucement la porte avec le pinceau,
Puis effacer un à un tous les barreaux... Peindre ensuite le
vert feuillage, la fraîcheur du vent, la poussière du soleil,
le bruit des bêtes, de l'herbe dans la chaleur de l'été.
 
Si l'oiseau chante c'est bon signe, vous pouvez alors signer le
tableau en arrachant tout doucement une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques Prévert

21:38 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poesie, prevert, texte, oiseau |  Facebook |

08/06/2008

Le conte de la grand-mère qui inventa un mot nouveau et rare


" Le conte de la grand-mère qui inventa un mot nouveau et rare"

Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d'hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments... Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j'ai un beau mot pour toi. Je vais t'aider à le trouver...

Oh ! oui, j'adore les devinettes, dit l'enfant en sautillant.

Voilà. C'est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde...Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C'est facile ! c'est...la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c'est la Vie !

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d'abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif. Quel vent ce matin ! ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d'air ! Un mot qui peut dire l'élan, la fougue, l'enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d'une colline. Tu es presque au sommet, c'est tout clair, c'est tout rond d'herbe verte. Tu marches, il y a l'air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s'étend à perte de vue l'immensité du paysage. C'est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t'envoler, être le vent toi-même...

C'est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore... Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t'émerveiller de tout et d'un rien, du gazouillis d'une mésange, d'un sourire reçu, de la force du brin d'herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d'or des étoiles. Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t'aiment et que tu est si plein de désir et d'amour que tu rayonnes comme un soleil...


J'ai trouvé, j'ai trouvé, c'est Soleil d'Amour ! C'est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j'étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l'amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche... C'est un mot qui te dit aussi d'avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n'exclut pas les peines et les difficultés. Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l'infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C'est l'espérance !

Tu y es presque, continue, continue... Un mot qui contient la Vie, la Joie, l'Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l'Amour, la Confiance, l'Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit... C'est le mot Vivance. C'est la Vivance dans la vie !

C'est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le... Tu l'entends rire dès que tu le prononces...

Vivance !

C'est un mot précieux, tu sais...

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux... C'est un mot si précieux qu'il est mon héritage pour toi ! C'est qu'il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire... Il vient de toute ma lignée et je te l'offre aujourd'hui car le temps est venu... Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu'elle germe, qu'elle éclose, qu'elle resplendisse, qu'elle fructifie, afin qu'un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d'autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras... Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d'Amour...Et...hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N'oublie pas, c'est pour toute ta vie. La Vivance de la vie, c'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

Jacques Salomé

grandmère

 
 
Retour à la maternité cet après-midi ... vous n'imaginez pas le bonheur de voir mon "grand" (bientôt 30 ans quand même!) tenir son petit garçon tout contre lui, de voir son bonheur pétiller dans ses yeux ... Il a enfin l'air serein, mon grand et ça me fait un énorme plaisir!

Ensuite, petite visite chez mon autre fils et câlins au premier petit-fils qui, du haut de ses 13 mois, est déjà "grand cousin". Nous avons pas mal discuté, avec fiston n° 2 et je sens énormément de clairvoyance, de sérénité, de recherche de bonheur simple et sain. Mes deux fistons sont papas et ça les rend encore plus beaux! ... la beauté du coeur, s'entend! Je les aime dans leur nouveau rôle.

Moi, je m'installe tout doucement dans celui de mamie, un rôle qui me convient à merveille!

dyn007_original_254_211_pjpeg_2568700_c433704a460945c3fcc8de7c2c60b88e


 

22:19 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : mamie, petit-fils, jacques salome, texte, fils |  Facebook |

24/05/2008

Comme un arbre

Comme un arbre
 

arbre

Comme un arbre
j’ai besoin de lumière...
si je suis fermement attachée à mon sol
toujours mariée à la terre
je grandis néanmoins vers le ciel et je croîs...
je mûris en noblesse et en beauté.


Certains jours noirs et sombres de l’hiver
ou certaines heures d’automne noyées de pluie
je travaille à l’intérieur et j’attends...
nulle protection ni secours
incertitude maillée d'espérance
je ne commande pas à la nature
je collabore avec elle.


Comme un arbre
j’ai mes saisons
mes forces, mes failles
continuer... comme un arbre
ce n’est peut-être pas
maudire les intempéries
mais les accueillir
dormir une courte nuit
pour recommencer le lendemain
apprendre à mourir
pour renaître.


Continuer... comme un arbre
c’est peut-être me lever chaque jour
avant le jour
prête à affronter les coups du sort
prête à faire alliance avec ma vie.


Je connais misère et grandeur...
le passage de la nuit au jour
la fraîcheur des rivières à mes pieds
et le fruit du labeur de mes bras.


Que sais-je encore?
J’ai appris à m’incliner
à me redresser
à écouter la beauté dans le murmure du vent...


Parfois ma parure
cache mon écorce fragile
parfois encore je me dépouille
pour mieux me révéler
j’ai le juste orgueil
de donner l’ombre au passant
comme j’ai la fierté
de mes racines profondes.


Les marques de mon passé
trahissent mon âge, mes peurs et mes pensées
voyez mes noeuds d’anxiété
mes blessures, branches cassées
pourtant, je m’élève malgré tout
je parfume l’air à ma façon...
le temps me couronne de fleurs
à l’occasion


En vieillissant
je me souviens avec émotion
de l’oisillon que j’ai bercé
et du refuge que j’ai offert
aux jeunes de mon quartier
mes prières deviennent contemplation
j'apprécie
l’horizon du lendemain... je chante l'oraison


Si l’arbre est fort
il craint toujours le feu et le bûcheron
de même
je frémis devant le mal, la guerre
et plus que tout...
devant l'indifférence, l'insouciance
Je porte toujours en moi l'arbre de la croix!


Certains arbres
deviennent bois de chauffage
paniers de bois
feuilles de papier sablé ou ciré
bois d’ébénisterie
copeaux, gîtes, balai neuf ou lambris


je parie que la Vie fera de moi
une petite feuille de papier fleuri...
j'espère qu'on y écrira
un vers ou deux de poésie...

Source: www.lespasseurs.com

6338b5c3df

23:36 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : texte, arbre, vie |  Facebook |

16/05/2008

Le bonheur, c'est ici et maintenant...

Voilà qui correspond tout à fait à mon vécu et ma façon de penser ...

nature185

Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n'ai jamais dit le contraire.
Je sais que j'en ai eu ma part à éteindre
Et que j'ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris!
Les épines et les ronces m'ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd'hui!
 
À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d'hier?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l'hiver?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l'eau dans son vin.
La vie n'est certes constante célébration.
Des soucis?  Bien sûr, j'ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi:
Il fait diablement beau aujourd'hui!
 
C'est aujourd'hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T'en as, t'en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu'en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c'est ainsi:
Fait-il assez beau aujourd'hui!

(Douglas Malloch)

fee%20printemps

23:20 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : texte, vie, bonheur, positif |  Facebook |