05/01/2009

La théorie Gaia de Maxime Chattam

La théorie Gaia

de

Maxime Chattam

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Un livre dans l'esprit de Chattam: suspense à gogo. Mais dur, très dur même à certains moments.

L'auteur y développe une théorie assez alarmiste. Sans doute trop alarmiste et pourtant ... à la base, il y a pas mal de vérités et de sources à réflexion!

C'est ça que j'aime chez Chattam: ses bouquins, on n'en sort jamais pareils! Les passages que j'ai choisis sont des réflexions qui interpellent la plupart d'entre nous.

Ne croyez pas pour autant que ce livre ne contient que de telles théories. Il y a véritablement une histoire bien ficelée, un suspense bien mené jusqu'au bout du livre.

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Résumé

Imaginez que des émissaires de la Commission européenne sollicitent vos compétences pur résoudre un problème urgent ... et top secret.

Imaginez que votre femme soit envoyée sur une île au bout du monde avec un parfait inconnu, et que l'on perde tout contact avec eux.

Imaginez que vous vous retrouviez isolé par une terrifiante tempête au sommet d'une montagne en compagnie de scientifiques mystérieux.

Imaginez que le nombre de tueurs en série ait été multiplié par dix depuis 50 ans.

Imaginez que ces évènements soient liés par la violence des hommes.

Vous n'avez toujours pas peur?

Vous devriez...


Passages choisis:

Le monde est contrôlé par à peu près six mille individus, soit 0,00001 % de la population mondiale.

Ce sont eux qui décident des marchés, des tendances, des dépenses, des besoins, des priorités. Bref, ils façonnent le système.

Il s'agit de quelques politiciens, certains militaires et quelques milliardaires essentiellement.

Pour accéder à ces fonctions, il faut beaucoup d'ambition et un amour immodéré du pouvoir, qui permet de supporter les sacrifices nécessaires et la pression démesurée.

Ces deux facteurs sont les moteurs de ceux qui contrôlent le monde.

Des moteurs pervers, car il s'agit de névroses. De déviance de personnalités déséquilibrées d'une certaine manière.

Ainsi le monde est façonné par des déviants puissants.

Comment notre planète ne pourrait-elle pas prendre une trajectoire de destruction?

Il faut se rendre à l'évidence. Il n'y a aucune fatalité religieuse. Rien qu'une logique animale. Ce sont les êtres les plus agressifs de notre meute qui ont pris les rênes et nous les suivons aveuglément.

Vers le précipice.

********

Nous sommes ces entités calculatrices! A se replier sur nous-mêmes, sur nos propres désirs, à chercher à payer le moins cher, à calculer comment gagner plus d'argent  (....)

... un repli individuel accentué par le matérialisme où chacun dispose de ses propres biens, SA voiture, pour satisfaire SES envies, SES disques, SA télé, avec plus de chaînes pour regarder ce qu'il veut...(...)

Nous grandissons dans un système socio-économique qui nous façonne dès l'enfance ...(...)

Aveuglés par les excès de consommation, nous n'avons pas su mettre les barrières là où il en aurait pourtant fallu. Notamment en s'attaquant au marketing visant les enfants.

Ces mêmes enfants chez qui la notion d'instinct prédateur et de civilisation n'est pas parfaitement établie (...) le marketing ciblant les enfants s'est développé pour devenir ultra-agressif avec des shows télé entrecoupés de publicités destinées aux enfants (...) ... martelant toujours le même message: Consommez! Achetez!

(...) Sans le savoir, lorsque chaque jour vous les confrontez aux manipulations des campagnes de pub, vous ne vous contentez pas de les fidéliser, vous leur inculquez une réaction "Je veux ça". Il faut consommer pour être bien. Avoir ce jouet. Manger cette friandise. "Je veux". "Moi, je", "j'ai besoin de".

Très jeunes, trop jeunes, ils développent cet égoïsme latent (...) ... ces enfants deviennent des hommes (...) ce ne sont plus de simples calculateurs rationnesl, c'est bien pire: il y a un excès de "soi", un narcissisme dangereux. Une culture de la satisfaction personnelle.

******

Et pourtant, nous détruisons les forêts tropicales du monde entier, alors qu'on connaît leur importance, sans compter la biodiversité qu'elles recèlent et qui se perd jour après jour, toutes les vertus pharmaceutiques que nous aurions pu y trouver; 25 % de nos médicaments sont à base d'extraits de plantes et on les ravage.

De même qu'on continue de polluer, de saccager la Terre, c'est la logique économique que l'on privilégie et non celle de l'avenir. C'est ça l'homme civilisé?

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22:25 Écrit par Rose dans J'ai lu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : j ai lu, maxime chattam, theorie gaia |  Facebook |

30/11/2008

Le 5ème règne de Maxime Chattam

Le 5ème règne

 de

 Maxime Chattam

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"Ils sont cinq adolescents emmenées par Sean-le-rêveur, des gamins sans histoires.
Ils vivent à Edgecombe, une petite ville de Nouvelle-Angleterre bordée de forêts séculaires.
Il ne s'y passe pas grand chose, jusqu'au jour où ces cinq-là trouvent un vieux livre dans un grenier poussiéreux.
La tempête aurait dû les avertir, ils auraient dû se douter que ça n'était pas bon signe.
Mais ils l'ont ouvert. Et le Mal est apparu !..."

J'adore Maxime Chattam, mais j'ai été un peu désorientée dans les premières pages de ce livre (je venais de lire "les arcanes du chaos).

En effet, il signe là un roman d'un autre genre, alliant suspense et fantastique.
 
J'ai cru que je n'y accrocherais pas mais le suspense m'a vite enlevée et ne m'a lâchée qu'à la dernière ligne. 

Un roman haletant, bien écrit, bien emmené - on sent ici l'influence de Stephen King - et même si c'est un premier roman, il laissait déjà prédire tout le talent que Chattam n'a cessé de développer depuis lors.

En bref, j'ai adoré!

kwugjmg8

08/09/2008

Le souffle de l'éternité

Le souffle de l'éternité
(The mercy of thin air)

de Ronlyn Domingue

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Le résumé:

"Raziela, jeune femme intelligente et téméraire, vit dans les années 1920 à La Nouvelle Orléans une histoire exceptionnelle avec Andrew lorsqu'elle meurt brutalement.

En un instant, elle laisse derrière elle son seul et unique amour mais aussi son rêve de devenir médecin.

Mais Raziela refuse de partir et choisit de rester dans ce royaume entre la vie et l'après.

Depuis son incroyable point d'observation, Raziela va contempler le monde, conter son histoire d'amour perdu et surtout, rechercher Andrew..."

Un thème déjà maintes et maintes fois abordé: celui des "revenants". Je craignais d'avoir le sentiment de "déjà lu" mais pas du tout.

J'ai été conquise par l'histoire, toute en simplicité, pleine de tendresse et d'humanité.

Un voyage entre le passé et le présent (qu'on a parfois difficile à suivre, d'ailleurs, mais finalement, on s'y fait), entre la propre histoire de Raziela dans les années 20 et celle d'un couple à l'heure actuelle.

Après avoir écrit des nouvelles et des articles pour des journaux, Ronlyn Domingue signe ici son premier roman. Un véritable succès puisqu'il a déjà été traduit en 11 langues! 

Succès mérité, selon moi. Vivement le deuxième (en cours d'écriture, semble-t-il)!

Extrait choisi:

"Me voici face à cette pauvre petite fille de trois ans qu'il ne faut surtout pas que je raccompagne chez elle alors qu'elle ne demande que cela.

Ses parents, qui la pleurent, ne manifesteraient aucune joie. Quant à la malheureuse Donna, elle ne comprendrait pas pourquoi ils ne peuvent pas la voir. Ne sachant que faire, je la prends par la main et nous nous mettons à marcher (...)

Nous traversons un petit jardin et Donna se penche pour cueillir une fleur dont elle se met à humer le parfum. Je lui demande alors comment elle se sentait la dernière fois qu'elle a vu sa maman. Elle me répond qu'elle avait très mal et qu'elle ne parvenait plus à respirer. Lui ayant fait ouvrir la bouche, je constate que le fond de sa gorge est tapissé d'une épaisse membrane noire, symptôme classique de la diphtérie.

Prise d'une inspiration subite, je m'arrête et l'invite à s'asseoir dans l'herbe près de moi.

- Ma chérie, j'aimerais que tu m'écoutes bien. Ce que je vais te dire est un peu difficile à comprendre. Tu vois cette fleur, là, dans ta main, eh bien elle est un peu comme nous. Elle aussi a besoin de manger et de respirer pour vivre. Le problème c'est que, comme sa tige est cassée, elle ne peut plus puiser l'eau dans la terre. Pour toi, c'est pareil, ton coeur s'est arrêté de battre. Il m'est arrivé la même chose, à moi aussi ... Cela signifie que nous sommes mortes, toi et moi. Tu sais ce que ça veut dire "être mort"?

- Ben oui, ça veut dire qu'on va au ciel, me répond-elle du tac au tac, comme si je venais de lui poser une question totalement idiote.

- Et tu crois qu'on y est, là?

- Bien sûr que non! Au Ciel, il y a papa. Maman m'a dit que je le retrouverai...."

 ange112

 

12/08/2008

Le "certain âge"

Le certain âge de Madeleine Chapsal

le certain âge

En matière de lecture, j'aime varier les plaisirs.

Après un bon "thriller" (voir "les arcanes du chaos", dans la rubrique "J'ai lu"), me revoici donc avec un livre de M. Chapsal.

L'auteure s'attèle ici à l'analyse du "certain âge" sans tabous ni retenue. C'est qu'elle sait de quoi elle cause, la p'tite dame puisqu'elle affiche 82 ans au compteur!

Bien que n'ayant pas encore atteint cet âge respectable, je me suis néanmoins reconnue dans certaines de ses observations (je ne dirai pas lesquelles ... lol!)


Résumé de l'auteure

""L'enfer des femmes, c'est la vieillesse", a méchamment conclu La Rochefoucauld.

En fait, vieillir vous précipite dans un monde jusque-là inconnu - j'y suis!

C'est comme une nouvelle naissance qui force à réapprendre l'usage de son corps, de son esprit, la gestion de ses gestes, de ses horaires, jusqu'à ses moeurs.

En renonçant à l'amour? Je crois au contraire que le "certain âge", c'est l'âge de l'amour.

Car si tout passe, l'amour reste et même s'approfondit: qu'il soit actuel ou souvenir, chaste ou pleinement vécu.

Mes contemporaines, Claude Sarraute, journaliste, Sonia Rykiel, créatrice de mode, Marguerite Mazurier, agricultrice, Antoinette, ex-mannequin, me confient leurs impressions sur notre voyage, parallèle dans le temps, sa douceur et ses cruautés.

Comme elles sont lucides et sincères!"


Passages choisis:

"Au "certain âge", on a le sentiment - vrai ou faux - de ne plus avoir de réserves côté temps!

Quoi qu'on entreprenne, on sait qu'il nous est compté et on aurait tendance à baisser les bras d'avance.

Eh bien, c'est contre ce sentiment défaitiste qu'il s'agit en premier lieu de lutter.

Contre l'intime conviction que cela ne vaut pas la peine d'entreprendre ci ou ça, puisqu'on sera mort avant que cela ne se réalise.

On a tort: même si la fin doit nous surprendre en cours de route, les projets, eux, sont comme les enfants qu'on met au monde ou comme les arbres qu'on plante, la plupart vont nous survivre.

D'ici là, ils auront le mérite de nous faire vivre, inventer, créer et donc rester jeune."

....

"C'est en grandissant que je m'aperçus que les femmes autour de moi n'avaient pas toutes le même âge.

En fait, je les divisais en deux catégories: celles qui avaient le rang de mère et les autres, telles ma Mémé, qui avaient celui de grand-mère.

On les distinguait facilement: les premières s'habillaient court, mettaient du rouge à lèvres et passaient une bonne partie de leur temps chez le coiffeur.

Les secondes avaient des cheveux blancs, le plus souvent en chignon, portaient des jupes sombres jusqu'aux chevilles - jamais de décolletés ni de maillots de bain! - et parlaient d'une voix douce.

Comment se faisait le passage d'une catégorie à l'autre? Je ne me posais pas la question, car j'avais le sentiment que chacune avait toujours été comme elle était pour l'heure.

A croire qu'on naissait mère, ou grand-mère, ou petite fille ... Et je n'imaginais pas qu'à mon tour, je pourrais être femme adulte, jeune fille à la rigueur; quant à être une grand-mère courbée, à la voix cassée, perpétuellement assise - moi qui aimais tant courir et ne tenais pas en place -, c'était inconcevable."

00:09 Écrit par Rose dans J'ai lu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livre, chapsal, certain age |  Facebook |

27/07/2008

Les arcanes du chaos

Les arcanes du chaos

de Maxime Chattam

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Si vous aimez les livres qui font réfléchir, qui bousculent complètement les grandes théories et qui, de surcroît, vous emmènent dans un suspense sans répit, celui-ci est fait pour vous.

Ce bouquin m'a bouleversée, pas dans le sens "triste" du terme, mais bien dans le sens où on ne voit plus les choses de la même façon après l'avoir lu .... Un livre troublant, donc!

Je découvre en même temps ce jeune auteur très prometteur et j'ai déjà hâte de lire ses autres livres. 

"Célibataire parisienne sans histoires, Yael est loin de se douter qu'il existe des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes millénaires, elle se croit folle ou possédée.

Projetée dans un jeu de piste infernal, pourchassée par des tueurs, Yael se retrouve au coeur d'une lutte ancestrale. Des catacombes de Paris aux gorges hantées de Savoie, jusqu'au New York des milliardaires, la vérité ne doit pas survivre.

Qui n'a jamais rêvé de tout savoir sur l'assassinat de JFK? Sur le 11 septembre? Et si l'histoire n'était que manipulation? Quand le diable s'en même, la terreur ne fait que commencer ...

24/11/2007

La touche étoile

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de Benoîte Groult

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Je voulais vous parler de ce livre que j'ai adoré et puis, je suis tombée par hasard sur un commentaire de Jacques Salomé qui en parle cent fois mieux que moi. Alors, je lui laisse la parole:

"Quel beau livre d’amour, quel beau livre de vie ! Quel plaisir de lecture à chaque mot, à chaque phrase, à toutes les pages et même à chaque blanc, ce qui permet d’ajouter non seulement nos rêves, mais aussi notre propre création. D'agrandir encore un peu les récits entrecroisés des différentes femmes qui cohabitent dans une seule femme : l’ex-petite fille, la journaliste, la militante, l’épouse, l’amante, la mère, la fille, la sœur, la grand-mère, l’arrière grand-mère. Benoîte Groult a, me semble-t-il, cette intelligence du cœur, cette finesse de pensée que seules peuvent avoir les femmes aimées et aimantes, celles qui ont connu plusieurs vies dans une même existence, sans jamais désespérer de la vie.

Roman de femme sur les femmes. B.Groult ne se lasse pas depuis ses premiers écrits (La part des choses, Ainsi soit-elle ou les Vaisseaux du cœur) d’explorer les possibles de la femme dans le domaine immense de l’amour, celui plus complexe du couple et l’univers plein de contradictions de la parentèle, famille proche et élargie. Nous plongeons avec délice dans l’infinitude d’une liberté d’être qui explore la relation aux hommes, aux enfants, aux petits enfants et se confronte avec les découvertes (et les pièges) de la vie dite moderne… Avec une accélération du temps et des changements qui s’imposent, nous brutalisent et nous confirment en même temps sur les valeurs à préserver.

Ce roman donne au lecteur, ce fut le cas pour moi, le sentiment de devenir plus intelligent, plus sensible, plus ouvert, plus gourmand aussi au surgissement du prévisible joyeux, de l’évidence douloureuse et de l’inattendu miraculeux dans les existences croisées d’un couple, d’une famille sur trois et même quatre générations. Nous accédons à une connaissance plus intime des femmes d’hier et d’aujourd’hui, non pas dans leurs révoltes et leurs blessures mais dans leur créativité, leur affirmation et leur générosité. Moi qui croyait pourtant bien les connaître, je me sens porté par un élan encore plus fort vers elles. Une invitation à ne pas se contenter de les aimer ou de les honorer, mais à partager la part d’indicible qu’il y a dans tout amour, dans toute relation amoureuse et même conjugale.

Avec un humour juste, féroce et tendre, nous découvrons le regard affûté, incisif d’une femme qui a su anticiper les grands combats du siècle. Un regard et une écoute donnés comme une offrande sur les choses de la vie, des commentaires que l’on souhaiterait garder précieusement, offrir, distribuer autour de nous. Une pensée d’une lucidité étonnante, d’une jeunesse revigorante et d’une profondeur stimulante sur la vieillesse « cette maladie en soi » qui commence plus tôt qu’on ne le croît et dure plus longtemps qu’on ne le souhaite parfois. La terrible envie de vivre hors du temps, quand on veut se libérer non seulement du poids des ans, mais des risques de l’avenir. Quand nous avons dépassé les pollutions du passé. Quand l’enfance est si lointaine qu’elle semble habiter une autre vie.

J’ai rarement entendu parler de la vieillesse avec autant de jubilation et de vérité, je devrais dire de justesse et d’amour. Dire de son partenaire septuagénaire (quand on l’est soi même) «  je ne suis pour lui qu’un doudou, un objet transitionnel » et ajouter « c’est vital d’accord, surtout pour lui ». Et rappeler que si celui-ci n’a jamais su caresser, c’est une question de date de naissance quand « on n’a entendu parler du clitoris que trente ans plus tard » et qu’on déjà pris de mauvaises habitudes ! Je trouve cela bienfaisant.

Ainsi nous verrons vivre à pleine vie Alice octogénaire magnifique, entrée en féminisme « comme on entre en religion ». Marion, sa fille, inventant sa vie de femme et d’épouse à partir d’un amour sublime pour un homme déjà marié et qui le restera. Chacune de ces femmes sachant le nombre important de hasards, de plaisirs et de malheurs qui participent à la rencontre étonnée de deux êtres, à l’apparition et à la survie d’amours multiples, de préférence en réciprocité, pour maintenir vivant dans la durée le goût, les traces de bonheur, dégagées de leur gangue de désespoirs et de doutes qu’on appelle une relation d’amour.

Magnifique livre sur les femmes, sur les changements qui ont traversé le siècle, sur les engagements pris, les détresses, les émotions, les folies et les découvertes éblouissantes qui jalonnent une existence vécue à temps plein, à pleine vie. Une succession de mises au monde, à travers les découvertes, les mutations, les adaptations et l’inventivité nécessaires pour rester vivant à chaque instant. Au-delà d’une réflexion sur la vieillesse, sur les changements du corps, sur le renouvellement du regard, de tous les sens, c’est aussi et surtout un hymne à la vie qui nous est proposé, à travers l’amour et les amours croisés d’une mère et de sa fille, engagées dans la création d’une liberté d’être que leurs enfants auront à découvrir et à inventer à leur tour. Avec des risques et des obstacles peut être plus subtils et plus pervers.

Le livre reste ouvert sur les interrogations d’un monde qui sera toujours à recréer.

Jacques Salomé"

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Je le conseille vraiment à toutes les femmes, quel que soit le moment de leur vie! 

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15/11/2007

L'indivision

L'indivision

 de Madeleine Chapsal

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"Ses trois enfants, M. Saint-Cyr les aimait profondément, et sans favoritisme.
C'est même l'embarras de faire un testament -comment partager équitablement la maison de famille, les terres, les bijoux de son épouse?- qui lui a fait choisir de tout leur laisser ... en indivision.

Il ne se doutait pas qu'il mettait ainsi en marche une machine infernale qui briserait tout: l'affection fraternelle, les souvenirs communs, et même les couples ...

Pourtant, Gisèle, Emilienne et Jean-Raoul ne sont pas pis que d'autres. Mais ils ont leur vie, leurs projets, leur sensibilité.

Des conjoints, aussi pour deux d'entre eux. Soupçons et rivalités vont naître. Les querelles matérielles serviront à assouvir des sentiments plus secrets. De frais de justice en honoraires d'avocat, l'héritage va être disloqué, dilapidé ...

C'est la famille qui est au coeur de ce roman. la famille, lieu d'indivision originelle, tant sur le plan moral que matériel; mais qui, si chacun ne sait affirmer sa liberté et devenir adulte, risque justement d'exploser."

J'ai bien aimé ce roman. Madeleine Chapsal vise juste dans ce qui existe tellement souvent dans les histoires d'héritage.
On n'imagine même pas ce dont l'être humain est capable quand il est question d'argent. Effrayant!
L'auteur décrit très bien le cheminement de pensées de chacun et ce qui fait que parfois, des histoires d'enfance enfouies peuvent resurgir dans ces moments-là ...
Je le conseille à ceux qui s'intéressent un tant soit peu au comportement humain.

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21:33 Écrit par Rose dans J'ai lu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : indivision, livre, chapsal, heritage |  Facebook |