18/11/2009

Le château de Beloeil (2) - Son histoire

Voilà donc la suite de cette longue série de photos que j'ai prises lors de notre visite au château de Beloeil.

Tout d'abord, son histoire (tirée du site Web du château de Beloeil).

Le château de Beloeil est implanté depuis huit siècles au milieu de ses douves, en terre du Hainaut.

La vaste demeure seigneuriale des princes de Ligne a d'abord été une forteresse médiévale mais au fil des siècles s'est transformée en château de plaisance.

Le prince Albert de Ligne dans son introduction à l'histoire de la famille (1950) écrivait "Notre famille est toujours restée attachée au sol du Hainaut et y a servi les princes qui eurent autorité sur cette province. Nos ancêtres ont combattu sous les étendards et fait partie des Conseils des comtes de Hainaut, des rois de France, des ducs de Bourgogne, des empereurs d'Autriche, des rois d'Espagne et des rois des Belges, mais toujours ils sont restés du Hainaut. Ils étaient de Ligne; ils sont restés et resteront "LIGNE".

Le berceau de cette famille se situe dans le village de Ligne à 8 km au nord-est de Beloeil.

La demeure familiale dont il ne reste plus guère de traces était implantée sur les bords de la Dendre.

Les actes les plus anciens, rédigés en latin, nomment la famille LINIA ou LIGNA et qualifient ses membres de "preux", "hommes d'honneur", "gens de foi et de renom" dès le 11e siècle.

Il est impossible de dire avec certitude quand furent bâtis les manoirs de Beloeil et de Ligne.

Peut-être un jour, le secret sera-t-il livré par l'une des quelques 25.000 pièces d'archives en voie de classement?

Beloeil entre dans le patrimoine des Ligne par héritage des Condé; un acte des archives familiales établit le 6 avril 1394 que, moyennant le payement d'une rente à Catherine, dame de Condé et de Beloeil, celle-ci déclare "son neveu Jean, sire de Ligne et de Grantbruecq successeur à son castel, ville, terres, possessions et dépendances de Bailleul en Haynaut".

C'est donc au début du 15è siècle que les Ligne s'installèrent définitivement à Beloeil.

Le château actuel fait suite à une série d'autres, plus rudes et moins confortables.

De castel en forteresse puis en habitation de plaisance, la transformation des bâtiments a suivi l'évolution des temps.

C'est ainsi que Beloeil changea de caractère : les fondations et les tours qui subsistent, rappellent le passé des châtelains qui combattirent durant des siècles pour la paix et la sécurité du pays.

Aujourd'hui, le domaine est accessible aux visiteurs.

Le château n'est pas un musée anonyme et statique.

Les objets qu'il renferme témoignent de par leur variété, de l'évolution de l'art en général.

La très riche bibliothèque, contient 20.000 livres, de l'invention de l'imprimerie à nos jours.

Le mobilier est un échantillonnage des oeuvres des meilleurs ébénistes français des 17e et 18e siècles.

Les tableaux représentent la plupart des membres de la famille qui ont occupé ces lieux et retracent les hauts faits de leur existence.

Les plus beaux jardins à la française ont été créés au 17e siècle.

Celui de Beloeil a été conçu et réalisé par dix générations successives, entre 1515 et 1780.

Cette première photo n'est pas de moi ... et pour cause, il s'agit d'une photo aérienne qui montre très bien la splendeur des lieux.

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Superbe, n'est-ce pas?

Et voici mes propres photos:

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Passons maintenant à l'intérieur où de très jolis objets et oeuvres d'art sont exposés ...

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La série est loin d'être terminée ... A suivre, donc ....

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13/11/2009

L'écureuil

Grâce à la présence d'un chêne et de noisetiers, nous avons la joie de les retrouver au jardin à chaque automne! Mais il faut être chanceux pour les voir de près ... d'où la photo pas très nette car je n'ai pas de zoom assez performant pour les capter de loin! N'empêche, j'étais trop contente ce matin de pouvoir le photographier ....

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Course verticale
Au tronc le plus droit!
Flèche diagonale
Dans un coin de ciel!

Silhouette rousse
Au bout d'un rameau...
Pleuvent les écales
des pommes de pin!

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23:03 Écrit par Rose dans Au jardin | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : ecureuil, chene, noisetiers |  Facebook |

07/11/2009

Le château de Beloeil

Parmi nos excursions de cet été, le château de Beloeil qui vaut certainement le détour. Quelques photos des extérieurs cette fois-ci, mais j'en ai pris de nombreuses à l'intérieur.  Comme il se passe moins de choses au jardin, je les posterai petit à petit.

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20:24 Écrit par Rose dans Nos balades | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : chateau, balades, beloeil |  Facebook |

04/11/2009

Jardinières d'automne

Merci à toutes et tous pour votre discrète présence et vos si gentils messages. J'avais besoin de me poser un peu et de penser à autre chose. Merci de l'avoir compris.

Je n'ai toutefois pas été inactive durant cette mini-retraite. J'ai pris congé cette semaine (j'avais des heures à récupérer hihi!) pour faire les derniers travaux au jardin avant l'hiver. Hélas pas de plantations cette année... pas le budget pour!

J'ai commencé à bêcher le potager à grosses mottes (un morceau à la fois, sinon, mes articulations ne me le pardonneront pas .. héhé!). Ensuite, le fumier sera étendu. Certaines plantes ont été déplacées ... On plante, on plante et puis, au fil des ans, on se rend compte que telle ou telle plante devient envahissante et étouffe sa voisine .... Il faut donc rectifier le tir.

Dans les petits travaux, une chose que j'adore faire chaque année, ce sont les jardinières d'automne:

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Jardinière3

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L'écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent .
Et le vent balance la feuille
Juste au dessus de l'écureuil;
Le vent attend, pour la poser,
Légèrement sur la bruyère,
Que l'écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière
Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

(Maurice Carême)

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22:16 Écrit par Rose dans Au jardin | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

22/10/2009

A bientôt, peut-être...

J'ai besoin de m'éloigner quelque temps. Trop de choses me préoccupent l'esprit en ce moment ...

Je vous fais plein de gros bisous à toutes et tous qui me faites la gentillesse de passer par ici de temps en temps!

A bientôt ... dans quelques jours ou plus encore!

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22:48 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

15/10/2009

Un exemple? Non, une philosophie de vie ....

Pour moi, donner l'exemple, c'est quand on a la foi en ce qu'on fait et le respect de ce qu'on est. L'enfant va tout naturellement y adhérer, sans qu'on doive pour autant tenir de longs discours, du style "fais pas ci, fais pas ça" et encore moins "fais ce que je te dis et pas ce que je fais".

Le sujet que j'aborde ici, en toute simplicité, me tient particulièrement à coeur. Cela ne veut évidemment pas dire que je ne défends pas d'autres valeurs! Je ne suis pas spécialiste des grands discours (ben tiens, on y revient! ...) et mon domaine à moi est ma foi assez "terre à terre" ... c'est le cas de le dire, voyez plutôt ....

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Avez-vous constaté le rythme de vie que nous imposons à nos enfants à l'heure actuelle?

L'école, les devoirs, les activités extrascolaires qui, pour certains, prennent l'allure d'une véritable course-marathon, autant pour les parents que pour les enfants ...

L'enfant n'a plus le loisir de se détendre, ou simplement de rêvasser après l'école et les devoirs.

Il est pourtant une activité saine et déstressante qu'il est très agréable de pratiquer en famille.

C'est la découverte de la nature et, ça coule de source, le jardinage.

Jardinage biologique s'entend, sinon, cela n'a aucun sens!

Chacun ou chacune d'entre nous a le souvenir d'un grand-père ou d'un vieux voisin qui jardine et qu'on accompagnait dans sa cueillette du matin, voire dans les petits travaux.

Combien d'entre nous n'ont pas une pensée émue pour ces moments-là?

C'est qu'on en apprend des choses en jardinant: on apprend le nom des fleurs et des légumes, on apprend à les reconnaître.

On calcule les distances pour semer, on apprend la maîtrise de ses petits doigts en semant les petites graines.

On découvre les couleurs, les senteurs. Qu'est-ce qu'on est fier quand on distingue l'odeur du thym et de la menthe!

On apprend le cycle de la vie, quel plus beau miracle de voir un gros chou surgir d'une petite graine? 

On compte les graines, on découvre qu'il y en a des grosses, de très grosses, des toutes petites.

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Il y a les bulbes aussi et les tubercules: il suffit de planter une petite pomme de terre pour en avoir plein d'autres: quel bonheur!

On observe les fleurs, on les voit éclore, devenir fleur, puis fruit, puis graines et tout recommence ...

On sait le prix du travail et on comprend mieux les exigences mais aussi les récompenses de la nature.

On apprend surtout à la respecter, à ne rien détruire (ex: si on casse une branche, on fait mal à l'arbre car il vit).

On ne tue pas les insectes car ils sont utiles (c'est grâce aux abeilles que l'on a de bons fruits).

On n'attrape pas les papillons, on les admire, on les compte! On construit des nichoirs pour les oiseaux et on aménage des abris pour les hérissons...

On fait des colliers avec les pâquerettes qui ont le droit de pousser dans la pelouse.

On part le matin, à l'aventure, dans le potager et on cueille, comme autant de petits trésors, les légumes qui seront nécessaires au repas du soir.

Tant qu'à faire, on fait un détour par le poulailler pour y ramasser quelques oeufs.

Et on revient, le panier plein de victuailles qui sentent bon le frais.

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A l'heure du "tout préparé", de la "cuisine rapide", quel est l'enfant qui a encore la chance de sentir l'odeur d'une bonne soupe faite maison ou d'un bon pot-au-feu qui cuit doucement sur le feu des heures durant?

Un de mes fistons (presque la trentaine) qui a la chance d'avoir une petite femme qui fait de la "vraie" cuisine se plaît à me répèter qu'un dimanche matin où l'odeur de soupe se répand dans la maison est d'ores et déjà un jour réussi!

C'est là que j'ai la fierté et la joie de constater que le message est passé!

Mon petit-fils de deux ans et demi a goûté cet été, pour la première fois, les groseilles et les tomates cerises du jardin, cueillies au moment même de la dégustation!

Vous n'imaginez pas le bonheur de le voir revenir la bouche toute rouge et la mine réjouie!

Je me plais à croire que devenu adulte, il se souviendra avec tendresse du jardin de sa mamini. Mais aussi qu'il respectera mieux la nature, en souvenir de cela ...

Gageons que ces moments-là seront autant de doux petits souvenirs qu'il lui sera bon de retrouver plus tard, lors de moments un peu plus difficiles ...

Tout cela vous semble trop simpliste, ou exagérément "idéalisé"?  ... Peu importe, moi je crois vraiment que si c'est le seul message que je laisse à mes petits-enfants, j'aurai gagné mon p'tit bonheur sur terre!

Quitte à ce que l'on me prenne pour une "douce dingue"! De toute façon, c'est le cas, non?

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07:00 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : exemple |  Facebook |

10/10/2009

La vache! ... réflexions

J'ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes.
J'ai toujours aimé, au détour d'une balade, croiser leurs grands yeux mouillés.
Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincées derrière un barbelé,
les papattes dans la boue et l'herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre.
A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus proche.

Une vache, c'est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus
et elle donne son lait, comme ça, sans faire d'histoires, sans rien connaître à l'économie, sans rien connaître à la Politique agricole commune, sans rien connaître à l'Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d'une autoroute. Pourtant, il m'arrive souvent de penser qu'une vache, c'est vachement plus fort qu'un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m'arrive de me dire que si toutes les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toutes les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu'elles se disaient que leur lait, c'est pour leur petit veau?


Même dans les bureaux cossus et inaccessibles des commissaires européens, on aurait du souci à se faire.

Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c'est un peu comme ces vaches que j'aime bien.
Comme les vaches, ça vit dans l'inconfort de ces établissements scolaires qui se décomposent lentement, faute de moyens et surtout faute d'attention (j'ai connu des profs qui prenaient sur leur week-end pour repeindre leur classe à leurs frais). Comme les vaches, les profs c'est plutôt docile : ça rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquille...
Et puis ça donne... Pas du lait évidemment, mais du savoir.
Chaque jour de chaque semaine de chaque année.


Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronaute, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministre bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeint aux frais de la communauté.


Il m'arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du souci à se faire.

Et si c'est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigres, déminéralisés, démoralisés et finalement assez crétins.

En un mot la fin du monde.

Et peut-être qu'alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureaux de commissaires, on commence à vraiment travailler. Mais il sera peut-être trop tard?

T. Gunzig, écrivain

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23:31 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |