24/07/2007

La cuisine? un sport et un loisir

L'épicurienne que je suis a beaucoup aimé l'éditorial de Jacques Kother dans le Guide des Connaisseurs de ce mois. Je vous le communique ici, juste pour le plaisir mais aussi parce que ce monsieur que j'apprécie, exprime beaucoup mieux que je ne le ferais ces valeurs qui nous sont communes. Allons-y ....

 

Pourquoi acheter (trop cher!) un potage en boîte quand on peut, en deux temps, trois mouvements, le faire soi-même?

 

Eplucher, émincer trois carottes, quatre poireaux, deux oignons, ce n'est pas un travail d'Hercule. Les faire suer dans la casserole avec un peu de beurre avant d'ajouter l'eau, les aromates et l'assaisonnement et les laisser cuire en regardant la télévision est à la portée de tous.

 

Place donc à la fantaisie, à l'imagination, au plaisir des doigts et au bonheur de soigner son goût et sa santé.

 

Nous sommes ce que nous mangeons.

 

Nos aliments sont le trait d'union entre nature et culture.

 

On comprend mal que tant de nos contemporains soient paralysés à l'idée de préparer un plat cuisiné.

 

Ces dédaigneux ne savent pas ce qu'ils perdent.

 

la cuisine ouvre un univers de sensations, de petites joies, de découvertes et de grands plaisirs.

 

Déguster un vin de Bordeaux qui honore le gigot, ce n'est pas rien.

 

Si le vin est de qualité, d'excellent millésime, servi à la température idéale, si l'agneau est de bonne race, et succulent, c'est un grand moment de gastronomie qu'il serait dommage de rater.

 

Surtout si on y a présidé ....

 

Etre quelque peu gourmet, c'est refuser la médiocrité, la banalité, le pain caoutchouteux, le fromage d'usine, la volaille  mal élevée, les produits douteux, les boissons abusivement édulcorées.

 

La gourmandise n'est plus un "vilan défaut". C'est une façon, utile et nécessaire, de savourer la vie en choisissant le meilleur sans en abuser, avec rigueur et simplicité.

 

Un pot-au-feu bien soigné, une sole meunière qui n'a pas connu le congélateur, un canard labellisé aux jeunes navets, un poulet fermier simplement rôti, peuvent procurer autant de bonheur que des mets plus complexes.

 

Ce qui importe, c'est la cuisine vraie et le goût juste.

 

L'éducation gastronomique devrait commencer au berceau.

 

Et s'étoffer sans arrêt pour éviter une déperdition du goût devant des plats confus, gavés de E407 ou de E410, qui ne sont que grande combine et mauvaise farce toute préparée.

 

Mais on peut apprendre à tout âge et prendre conscience que l'intelligence à table n'est pas un luxe.

 

C'est une assurance-vie, un combat aussi pour privilégier les petits producteurs artisanaux, et pour fuir l'ombre menaçante et reptilienne de la mauvaise bouffe.

 

Jacques Kother

 

Et vous, vous en pensez quoi?

 

bonapp3

 

23:55 Écrit par Rose dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cuisine, jacques kother, potage, plaisir |  Facebook |

Commentaires

Les gens ont tellement pris l'habitude du "tout prêt" qu'ils ne savent plus faire à manger! C'est dommage. Et les enfants dans les cantines ne sont pas aidés !

Écrit par : Kristin | 25/07/2007

Moi, je n'ai rien à redire, je suis tout ça à la lettre sans me forcer....

Écrit par : tichat | 26/07/2007

Au fait...Kinder rien que pour toi sur mon blog!

Écrit par : tichat | 26/07/2007

Merci! Pour vos commentaires, Tichat et Kristin! Tichat, je n'avais aucun doute sur le fait que tu suives ce mode de vie!
Kristin, je suis d'accord pour les cantines! C'est pour cela que les miens n'y allaient pas! Ils prennent leur propre pique-nique et nous mangeons un repas complet le soir!
Bizzzzz

Écrit par : Rose | 26/07/2007

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